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Maison de Saint Henri Dorie

Sa visite

 La maison natale de St Henri Dorie, à la Guittière (Talmont St Hilaire) se visite en juillet et en août de 15h30 à 18h. Plusieurs personnes y assurent des permanences.


C’est une maison toute simple, cependant avec un étage. Les lieux respirent la simplicité et l’humilité


Après les travaux, la Chambre d’Henri est resté en l’état. La charpente du grenier mérite le coup d’oeil. Apposée aux murs d’une salle du rez-de-chaussée, une exposition, sobre et évocatrice, souligne le parcours d’Henri depuis son enfance jusqu’à son martyr en Corée et les réalités actuelles de l’Eglise en Corée et chez nous

Lors d’une visite de prêtres coréens avec l’abbé Gaston Vinet et l’abbé Arthur Rambaud

Chambre

Chambre (détail)

Bibliothèque

Mgr Santier

Evocation de la vie de St Henri Dorie

Evocation de la vie d’Henri Dorie faite par Gaston Vinet


lors de la célébration 19 mars 2006


à l’occasion de l’ouverture officielle de sa maison natale

Et si les pierres de cette maison pouvaient parler !


Elles ont vu naître le 23 sept 1839, de parents cultivateurs modestes, le 1er garçon d’une famille de 6 enfants sans compter les 2 jumeaux décédés à leur naissance.


Le même jour, ce garçon fut baptisé en l’église Saint Hilaire de Talmont sous le nom de Pierre Henri mais plus tard, il signera toujours son courrier du seul prénom d’Henri., un courrier, soit dît entre parenthèse, abondant qui témoigne de sa grande affection pour sa famille


Les pierres de cette maison ont vu aussi éclore sa vocation. Elles l’ont vu grandir dans la foi en son cadre familial et en lien avec d’ autres enfants de ce village, fréquentant l’école, l’église, participant au cours de KT.


Elles ont été témoins de son cœur d’enfant, de jeune, affecté en quittant sa famille pour entrer au petit séminaire de la Bauduère à Olonne puis des Sables.


Ses professeurs donnent de leur élève ces appréciations relevées sur ses billets d’honneur en première année : « moins qu’assez bien, parle trop facilement, bien en règle pour la classe » puis au fil des années suivantes : « sans grave reproche, rien à dire, dispositions ordinaires, bon esprit, bon caractère, comportement généreux, vocation presque certaine. »


Octobre 1860 voit Henri entrer au grand séminaire de Luçon. En août 1862, il est admis au séminaire des Misions étrangères de Paris. Puis le 21 mai 1864, il est ordonné prêtre.


Soulignons sa très grande joie, lorsqu’ il reçoit alors son affectation pour la Mission en Corée, terre interdite aux étrangers. Rien ne pourra le faire changer d’orientation, pas même ses parents ou le Comte de Bessay , qui avait aidé au financement de ses études et auquel Henri vouait un attachement particulier.


C’est au bout de ce long parcours qu’à 26 ans, en mai 1865, Henri, habité depuis longtemps d’un désir d’être missionnaire, débarque en cachette en Corée avec 4 autres missionnaires La traversée fut longue de plusieurs mois, épuisante, et pleine de dangers. Malgré tout, l’équipage manifeste sa joie, ainsi en témoigne le courrier. Quel courage pour oser une telle aventure ?


Peu après, Henri est affecté au village de Son-Kol. La situation le contraint à y vivre dans la clandestinité.


La plus sanglante persécution de Corée éclate alors où seront pris , torturés et décapités, avec de très nombreux Coréens, 9 sur 12 des prêtres qui travaillent à ce moment en Corée.


Henri est arrêté le 23 février 1866, donc 8 mois après son arrivée. Emmené à Séoul, il sera décapité aux portes de la Ville le 8 mars 1866, le même jour que Mgr Berneux, les pères Just de Bretonières et Louis Beaulieu.


Béatifié à Rome le 6 octobre 1968, il est l’un des cent trois martyrs de Corée canonisés à Séoul le 6 mai 1984 par le pape Jean Paul 2 et en présence d’une foule de chrétiens. La délégation vendéenne se souvient encore de cette grandiose cérémonie à l’occasion de la célébration du 200ème anniversaire de la naissance de l’Eglise de Corée. Elle a vu le jour grâce au témoignage de quelques laïcs convaincus au retour d’un voyage en Chine.


Né près des plages de l’Océan Atlantique, Henri réalisera donc, à 27 ans son rêve de mourir martyr pour le Christ et ses frères d’Asie sur une plage de sable, au bord du Fleuve Han, non loin de Séoul, la ville des délices.


Quelles peuvent être les motivations d’une telle aventure, d’une telle démarche vécue dans la joie ?


Cette question nous rejoint aujourd’hui. Elle est aussi celle d’une historienne coréenne venue récemment de Séoul avec l’objectif d’ approfondir et de faire connaître en Corée le cheminement spirituel d’Henri


Pour ma part, une seule explication : la force et l’obstination paysannes, transfigurées par la lumière de la foi et l’amour de Dieu et mises au service d’un puissant appel à se faire messager et témoin de l’Evangile. A la suite d’Henri, que cette maison soit l’occasion de nous aider à cheminer dans la foi et à répondre aux appel de Dieu dans le quotidien de nos vies


Aprés cette évocation rapide de la vie d’Henri Dorie, je vous invite maintenant à vivre ce temps de prière en union avec nos frères et sœurs coréens rassemblés le 8 mars dernier pour célébrer le 140ème anniversaire de la mort d’ Henri.

Martyrs de Corée

Départ Henri Dorie pour la Corée