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Un patrimoine très humble

A première vue, elle se présente sous une forme habituelle : un volume de plan sensiblement carré auquel s'ajoute une abside . percée d'une unique fenêtre . L'ensemble est couvert de neuf voûtes d'arêtes qui s'appuient sur une série de colonnes, quatre dégagées au centre, et dix engagées dans les murs (l'une remplacée par un pilastre maçonné)...Le décor sculpté est d'un grand intérêt

Crypte de Curzon

Il ne s’agit pas là de faire l’inventaire du patrimoine religieux du doyenné. Bien qu’il soit varié, il n’en demeure pas moins modeste par rapport à ce qu’on peut trouver dans d’autres lieux du diocèse....


La région a été évangélisée très tôt.... L’abbaye de Lieu-Dieu (Jard sur mer) , des cryptes (Curzon, Angles...) en témoignent.... Comme les saints patrons des paroisses (Saint Vincent, Saint Martin de Vertou, Saint Domnin..)


On se bornera ici de relever des informations concernant les principaux monuments (surtout les églises)


« Un passé solidement enraciné dans le sol...Un passé qui s’éternise dans les pierres..


Sur le trône renversé des dieux gaulois et des divinités romaines, la lumière d'une autre civilisation dessina ses aurores nouvelles.


Le christianisme s'implanta en Poitou au IVe siècle.


A saint Maixent, décédé à Poitiers en 355, succéda saint Hilaire, qui entreprit de visiter son vaste diocèse et d'y dénoncer les coutumes païennes et les superstitions qui s'opposaient à l'œuvre des premiers évangélisateurs. Son action se situe sur tout le marais du sud et une large partie du Bocage.


En 575, saint Martin de Vertou descend vers la côte et les îles et fonde, dans l'antique Durinum, un couvent d'hommes et de femmes. Ces religieux, à leur tour, par les chemins tracés pour l'épopée des Légions romaines, essaiment au centre du pays et y établissent leurs premières fondations.


Quand saint Martin mourut, un jeune ermite vint continuer la conquête du Bas-Poitou : saint Filibert, qui, arrivé d'Italie où il s'était imprégné de l'esprit de saint Benoît, venait de fonder la célèbre abbaye de Jumièges, et cherchait la solitude de quelques lieux retirés. Le hasard de ses pérégrinations l'amena dans l'île d'Herio — Noirmoutier — où il établit la règle bénédictine sur une communauté qui se développa rapidement.


C'est à l'appel d'Ansoald, évêque de Poitiers, que ses moines débarquèrent sur nos côtes, s'ancrèrent à Saint-Michel-en-l'Herm, d'où, à l'exemple des Normands, ils suivirent le cours des rivières pour gagner le centre du pays.


L'Aiguillon, le Langon, Sainte-Radegonde eurent bientôt leurs prieurés.


Par le Lay, s'établissent d'autres centres d'évangélisation à Saint-Benoît, à La Claye, à Grues, à Curzon, à Moreilles... jusqu'à Mareuil et Chantonnay, puis dans la région d'Herbauges, au Petit-Bourg, à Ardelay...


Autour de ces fondations, des communautés se groupent en paroisses, qui allaient voir s'épanouir la floraison des grandes abbayes.


Gauducheau-Tenailleau