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La simplicité d’une église

D’après un rapport d’architecte demandé à l’époque par le Maire, Monsieur LEVESQUE DE PL’IBERNEAU vers 1844, l’Eglise actuelle de SAINT SORNIN recèlerait une partie très ancienne, difficile à situer au point de vue du siècle possible. Il pensait plutôt à une petite Eglise de la dimension de la moitié de celle actuelle. Dans ce rapport, s’il m’en souvient, étaient signalées de toutes petites fenêtres laissant passer la lumière du jour d’une façon parcimonieuse. Le chœur devait être tout petit et curieusement il était précisé la présence d’un beffroi, au lieu de clocher, très proche de l’effondrement.


Ce que l’on sait aussi c’est que l’Eglise de ST SORNIN comme ses voisines (hormis un peu l’Eglise actuelle de MOUTIERS LES MAUXEAITS) fut très endommagée au cours des événements des années douloureuses de la Révolution Française. Anecdote, le curé de la paroisse de SAINT SORNIN fut un

des premiers prêtres jureurs du Canton


Bref à la suite du rapport d’architecte, qui précisait que l’Eglise était dangereuse pour les fidèles, des grands travaux y furent entrepris, sous l’égide du Maire mentionné plus haut, juste à la fin de sa vie puisqu’il mourut en 1848. Difficile de dire que la toiture fut relevée à cette époque, mais ce que l’on sait, c’est que l’église s’est agrandie aux deux extrémités, côté chœur et côté clocher (c’est celui actuel qui domine notre petit cimetière ; alors que le chœur exécuté en 1848 était rectangulaire). On peut penser aussi que la voûte intérieure était en bois, comme au GIVRE. Une autre période de grands travaux à l’Eglise se situe vers 1779/1780. C’est à cette époque que furent mis en place les piliers intérieurs actuels, et une jolie voûte en pierre et en brique remplaça la voûte en bois. Il ne fait pas de doute que la toiture fut surélevée, à cause de la dimension des vitraux qui existent. Justement à cause des beaux vitraux actuels, le chœur fut totalement transformé, n’étant plus rectangulaire mais à pans coupés. L’autel actuel doit être de cette époque ainsi que les petits autels latéraux qui sont de même style.


Les trois beaux vitraux furent démontés et envoyés à Nantes pour y être nettoyés et rénovés, et cela grâce à l’action de la municipalité qui a fait un grand effort à ce sujet. Grâce à elle aussi, par un

nouveau crépissage, le pignon de l’Eglise vient de retrouver une nouvelle jeunesse.


Le présent c’est aussi les bancs de l’Eglise ; ils sont certainement centenaires. Mais nos anciens devaient avoir le dos moins fragile que le nôtre.


Puisse le clocher de l’Eglise de Saint Sornin avec son nouveau paratonnerre, protéger et dominer son petit bourg pendant encore bien des décennies

Le dernier sonneur de cloches

 Par l’imagination et le chant de Jean Lumière, évoquons cette simple église, sans prétention